Terre de Provence : Une agence web solidaire
| Index de l'article |
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| Terre de Provence : Une agence web solidaire |
| Historique |
| 2007-2008 |
| Développer des compétences |
| Retour à l'emploi |
| surmonter ses freins |
| professionnalisation |
| Toutes les pages |
Créée en 2003, Terre de Provence est une agence web solidaire basée à salon de Provence.
Nous proposons la création de votre site clé en main pour valoriser votre entreprise, la mise à jour de votre ancien site Internet, le référencement et l'optimisation de votre site afin de garantir un bon positionnement dans les moteurs de recherche.
Notre politique de ressources humaines est avant tout sociale : Terre de Provence emploie une équipe de 12 personnes en transition professionnelle ou en phase de reconversion encadrée par un chef de projet Internet.
Découvrez notre travail, faire le choix de Terre de Provence, c'est faire le choix de promouvoir le travail de personne en réinsertion professionnelle, de les aider à retrouver un travail.
Contact : Erdinc ESKIKALE - Tel. 09.52.914.427



Terre de Provence est une mesure cofinancée par le Fond Social Européen
Historiquement, l’objet de ce chantier été la réalisation d’un site Internet. La facilité d’emploi des nouvelles technologies et l’intérêt grandissant qu’elles suscitent ont permis d’envisager une action d’insertion fondée sur ces nouveaux outils. Les chantiers d’insertions couvrent le plus souvent des activités manuelles et les encadrants avouent volontiers qu’il s’agit plus d’un moyen que d’une fin en soi.
Centremploi a choisi une approche différente en partant d’un autre constat : certaines personnes parmi ce public en difficulté, disposent d’une formation ou de projets orientés vers les métiers du tertiaire. C’est donc pour répondre à ce besoin spécifique que nous avons mis en place un chantier d’insertion dont l’objet est la fabrication d’un site Internet.
En effet ce chantier davantage basé sur le tertiaire requiert des pré-requis et amène certains salariés à développer des compétences plus pointues que sur d’autres projets. De fait, et pour se donner les moyens de ses ambitions, nous avons du procéder à un recrutement davantage ciblé où les critères d’exclusion n’étaient plus les seuls à être pris en compte. Cela nous a permis de montrer qu’il existait des personnes dotées d’un certain nombre de compétences en même temps que satisfaisant à tous les critères sociaux classiques. Un premier constat s’impose : la formation et les compétences ne protègent pas contre l’exclusion.
La création d'un site Internet pour valoriser le patrimoine de l'agglopole Provence a été un véritable succès : A la fin de l’année 2005, le site www.terredeprovence.net était en ligne avec déjà plusieurs milliers de visiteurs. Fort de son succès, il sera reconduit en 2006. La nouvelle équipe développe une gigantesque chasse aux trésors en partenariat avec la totalité des offices de tourisme de la région. Plusieurs dizaines d’artefacts sont cachés sur tout le territoire avec l’idée de faire découvrir la richesse du patrimoine en s’amusant. C’est l’occasion de rencontres extraordinaires avec les principaux acteurs de la vie culturelle des 17 communes de l’Agglopole Provence.
Parallèlement, la même année, le chantier décide d’étayer un peu plus le site en développant un système de visite virtuelle entièrement développé en flash. Pour étoffer le jeu, notre équipe décide de réaliser un film (que vous pouvez visionner dans le menu nos réalisations). Le scénario est inspiré de l’énigmatique Nostradamus, tout le monde joue le jeu y compris le conservateur du musée de l’Emperi qui nous met à disposition son fabuleux musée qui servira de décors au film.
En 2007 le chantier www.terredeprovence.net aura permis de mettre 53% des salariés en emploi. 27% restants sont en recherche active d’emploi avec un projet professionnel réactualisé, réaliste et avec une expérience professionnelle convaincante. Les derniers 20% avaient des problématiques trop importantes pour un retour à l’emploi immédiat, pour eux, le chantier d’insertion a été un pas de plus vers leur réintégration au sein de la société, qu’il s’agisse d’emploi ou de structure spécialisée.
A la fin de l’année 2007, terredeprovence a accumulé une certaine expérience et démontré qu’il était capable de belles réalisations tout en remplissant sa mission d’insertion. 2008 est donc l’année du changement d’orientation, l’A.C.I. se recentre exclusivement sur la création de site Internet en destination des associations, des particuliers, des jeunes créateurs d’entreprise et des collectivité pour devenir un Agence web solidaire qui propose un conseil en communication multimédia, la réalisation de site Internet et de progiciel (donc Camelot, un logiciel de gestion de recrutement).
Depuis le 01/01/2007, date à laquelle le chantier d’insertion devient Atelier d’insertion, terre de Provence aura employé 40 personnes dont la moitié sont des femmes, il aura permis à plus de 40% des anciens bénéficiaires de trouver un travail, à 7% une formation adaptée à leur projet professionnel, 15% en recherche d’emploi active ou orientés vers d’autres mesures plus proches de l’emploi.
En se recentrant sur la création de site Internet (fin 2008, 2009) et en adoptant le profil d’une agence web solidaire, l'A.C.I. Terre de Provence a su offrir à ses salariés un véritable environnement semi-professionnel.
Développement de compétences recherchées
L’ACI s’est organisée comme une véritable petite entreprise pour être le plus proche du monde du travail ordinaire. Les missions de travail sont encadrées et supervisées, elles consistent en de véritables projets de complexités variables permettant à chaque salarié de développer son savoir faire. Par exemple, Adrien qui, à l’issu de son recrutement, était débutant en programmation. Il a su développer ses compétences techniques qui lui permettent aujourd’hui de postuler à des postes de développeurs grâce à ses réalisations sans avoir de diplôme. Michel, très anxieux à l’idée de ne pas réussir sa reconversion professionnel, s’est « accroché », stimulé par les missions qui lui était confiées a pu développer un savoir faire technique incontestable ou encore Marion à qui il manquait de pouvoir transférer ses compétences graphiques dans le web…
Un retour à l’emploi progressif
Une problématique très fréquence est que les candidats, éloignés de l’emploi ont du mal à intégrer les contraintes d’un environnement professionnel : respect du temps de travail, bavardages, comportements et attitudes, concentration… l’atelier leur offre la possibilité de s’adapter progressivement à ces contraintes. Daniel qui était pourtant diplômé, a du être recadré plusieurs fois avant de finalement comprendre qu’il ne suffisait pas d’avoir des diplômes, encore fallait-il écouter les consignes, ou encore Audrey et Karim rappelés à l’ordre régulièrement pour bavardages incessants... Mais il y a aussi ceux et celles qui sont paniqués à l’idée de ne pas être capables de tenir leur poste comme Jamila qui était prête à démissionner après son premier jour ! Aujourd’hui elle a pu apprendre progressivement et surmonter sa timidité pour finalement prendre sa place au sein de l’équipe…
La possibilité d’évaluer ses compétences et la faisabilité de son projet professionnel
De nombreux candidats sont orientés vers l’ACI simplement parce qu’ils « bidouillent » leur ordinateur depuis leur adolescence. En soi cela ne fait pas d’eux des informaticiens et encore moins des professionnels. Le plus souvent ils veulent en faire leur métier sans trop savoir ce qui leur manque et s’ils peuvent parcourir ce chemin. C’est le cas par exemple de Gregory qui a été à plusieurs postes au sein de terre de provence, d’abord technicien, puis infographiste. Il a finalement réalisé qu’il lui manquait bien trop de compétences et que cela devait rester un passe temps. Il a pu ainsi se construire un véritable projet professionnel (sans aucun rapport avec l’informatique) qu’il a pu mettre en œuvre dès la sortie de l’atelier.
Le développement de compétences socioprofessionnelles (développement de la présentation, l’esprit d’équipe, l’innovation, le sens des responsabilités, l’organisation, l’adaptation)
Tous sont ici concernés puisqu’il s’agit de travailler avec eux sur l’évolution de ces compétences. Le plus souvent il s’agit de la présentation, traditionnellement délicat à aborder. Ainsi Karim, Audrey ont du être recadrées plusieurs fois afin qu’il corrige leur attitude. L’innovation, l’adaptation et le sens des responsabilités ont été chers à Marion, Adrien, Valere ou jean-Yves qui étaient confrontés à une demande très spécifique et devaient s’accommoder du comportement versatile de certain client les obligeants à proposer des solutions réalisables (puisque c’est eux qui devait le faire !). L’organisation et le travail en équipe pour Mathieu, infographiste, qui travaille avec plusieurs développeurs doit donc apprendre à respecter leur contraintes techniques, ou encore Reine et David en charge du référencement qui devaient gérer plusieurs centaines d’annuaires et collaborer avec le développeur pour mettre à jour les sites Internet.
L’organisation de l’ACI propose aux salariés de travailler sur de nombreuses compétences socioprofessionnelles particulièrement importantes pour entrer dans le monde du travail. En effet ces compétences marquent objectivement la frontière entre le « bidouilleur » et le professionnel.
La possibilité de surmonter des freins psychologiques
Au cours de l’année 2008 on a constaté qu’un certain nombre de candidats avaient en fait de sérieuses difficulté à trouver un travail du faut de problématiques essentiellement psychologiques, plus ou moins importantes. Ces personnes n’ont jamais vraiment réussi à surmonter ou à masquer leurs freins ce qui leur a valu de ne jamais avoir pu travailler et de s’être repliées sur elle-même.
J. en est l’exemple le plus parlant et en même temps un témoignage sur ce que peut apporter notre A.C.I. dans tous les autres domaines : J. a une formation obsolète mais une très forte motivation pour se secteur d’activité. Personne ne pouvait vraiment lui conseiller de continuer ou de se réorienter vers un autre secteur d’activité puisqu’il n’a jamais eu la possibilité de montrer de quoi il était capable à cause de troubles psychiques visibles. En arrivant sur l’ACI nous lui avons confié quelques mission de test, puis un stage et aujourd’hui un projet complet ce qui était inconcevable à son entrée. J. a fait d’énormes progrès techniquement mais aussi du point de vue social, il a pris confiance en lui, ne s’angoisse pratiquement plus… Il n’est pas le seul, D. par exemple n’avait jamais travaillé et s’ouvre progressivement aux autres, parvient même à impulser certaines choses et se projette pour la première fois vers le monde du travail.
Vers une professionnalisation...
Au fil du temps l’atelier a accumulé un certain nombre de réalisation qui permettent aux salariés de montrer à leurs futurs employeurs leurs travaux. Cette vitrine, mise en place à la fin de l'année 2008, est aujourd'hui visible (partiellement) sur ce site. Elle permet à chaque bénéficiaire de présenter le travail réalisé et les projets sur lesquels il ou elle a travaillé.
D'autre part l'implantation de Terre de Provence permet à tout un tissu associatif ayant peu de moyen de professionnaliser leur image, à de jeunes créateurs d'entreprise de s'implanter durablement, à des personnes éloignés du numérique de recevoir un minimum de formation pour ne plus être victime de "l'exclusion numérique".




